Préalable 2 : Le deuil de l’Amour avec un grand A

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Le deuil de l’amour unique

Ah, ma foi, l’amour c’est joli, je te le concède, ami lecteur … je nous le souhaite à tous ! Mais on ne va pas se voiler la face. Avec un peu d’expérience, personne ne peut nier que l’amour est multiple. On peut rencontrer l’homme ou la femme de sa vie plusieurs fois au fil du temps, sous des formes différentes. Il est temps de faire son deuil de l’Amour. Celui avec un grand A du genre qui dure toujours, qui ne souffre d’aucune avarie et qui ne connait pas les ratés.

Ce que les mystiques appellent le destin est une chose fascinante, certes, mais c’est un peu une blague aussi. Oublions les disney qui ont bercés notre enfance, laissons-les aux enfants. Il est temps de grandir un peu.

Cessons de chercher LA personne, nous ne trouverons personne. Cessons d’ailleurs de chercher, dans ce domaine c’est de loin la meilleure façon de trouver.

Mais en attendant une belle histoire, parlons de choses bien moins belles et plus réalistes. Parlons consommation.

Un point sur la consommation

Eh oui, nous sommes des consommables. Consommables et consommateurs plus ou moins exigeants. Nous utilisons et sommes utilisés. Nous usons et sommes usés parfois jusqu’à saturation. Il est alors temps de jeter … parfois on jette et quelques fois, on se fait jeter.

La relation à usage unique est la quintessence de cette consommation. Elle n’est pas forcement la plus hygiénique. Elle n’est pas toujours non plus la plus agréable, ni la plus amusante.

Il faut se rendre à l’évidence : elle n’a pas d’intérêt autre que ce qui la définit : l’usage unique.

Effectivement, bien loin de l’amour (un grand ou un petit « a » qu’importe) dont il n’est absolument pas question ici, ces histoires qui n’en sont pas, ces aventures qui n’engagent à rien soulagent. Alors qu’on les pratique faute de mieux, ou qu’on les recherche, l’important et de ne pas se formaliser, ne pas espérer plus de l’autre et ne pas se prendre la tête avec ces frivolités. Si vous jouez le jeu de la consommation débridée assumez-le donc jusqu’au bout ! Oubliez les « qu’en dira-t-on » vous irez probablement en enfer de toutes façons, donc assumez vos choix autant que la satisfaction que vous en tirerez.

Après consommation, ne vous formalisez pas donc si au petit matin vous vous réveillez seul(e) : c’est une chance de ne pas avoir à subir l’haleine matinale d’un(e) inconnu(e) au réveil, vraiment. Ne vous formalisez pas si il/elle ne vous rappelle pas ; fait semblant de ne pas vous connaitre ; ne vous donne pas son nom : c’est un peu du principe-même de l’usage unique.

Notons que dans une relation bipartie, il suffit qu’une seule des parties opte pour l’usage unique pour que toutes les règles qui en découlent s’applique aux deux parties (si vous êtes contre, pour ne pas en être victime, cf :  Préalable 5 : C’est gagné ! §2 : le défaut d’évaluation)

Pour le reste, on se détend et on se laisse porter sur les voies douces de la perversion, du plaisir immédiat, bref, de la consommation.

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