Mens sana in corpore sano

Mens sana in corpore sano ! Moui, je parle couramment latin, pas vous ?

Cher lecteur, mon ami, si tu prends occasionnellement un peu de plaisir en lisant ces lignes, fruits d’une innombrable série de pressions par mes petits doigts frêles sur mon clavier froid, elles-mêmes résultantes de mon esprit fertile dans lequel germe de façon permanente une vaste anarchie qui s’auto-entretient, je me dis que tu es probablement un peu comme moi.

Comme moi

Comme moi, en cet instant précis, tu es devant ton écran. Comme moi, tu jettes un regard incertain par la fenêtre. Fait-il beau aujourd’hui ? Peut-être, cher lecteur es-tu au travail, sous des néons clignotants et blafards ; tu te dandines sur ta chaise de bureau à roulette qui glisse et tournoie sur le lino dont l’odeur de plastique embaume encore la pièce comme s’il était neuf. Peut être es-tu chez toi, bien confortablement installé dans ton canapé IKEA « Föshtukk », tandis que l’eau de tes nouilles frémit doucement dans la cuisine … zut, tu as oublié d’acheter du gruyère. Tu lis ces lignes devant ton PC ou sur ton mobile, dans les transports publics, sales et bondés, ou calmes et serins ; ou aux toilettes, ta forteresse de solitude, le seul endroit où tu peux être vraiment seul avec toi-même, ta BD, et tes pensées … mais finalement peut-être vaut-il mieux que tu ne répondes pas à ces interrogations …

Bref, comme moi, vous voilà devant un écran impersonnel où seul le pouvoir de votre imagination sait vous faire voyager à travers mes mots. Comme moi, le cul vissé sur un siège dont le confort est proportionnel au temps que vous passerez dessus vous trouvez un instant de détente, un break, une parenthèse à votre journée morne, bien trop semblable à hier, en ces lignes salvatrices.

Sache, cher lecteur, combien j’aime être le vecteur de ta procrastination, mais il est temps d’agir.

Le célibat peut engendrer tout un tas d’effets plus ou moins néfastes sur votre corps et votre esprit. Il convient de les identifier afin de s’en prémunir.

Un esprit sain …

Posons-nous la question : sommes-nous heureux ?

Vous travaillez beaucoup, jusqu’à des heures indues ? Vous sentez-vous exploité, ou trop peu pris en considération ? Vous sentez-vous seul dans votre vie ? A quand remonte votre dernier fou-rire, ou votre dernier sourire ? A quand remonte votre dernier trempage d’orteil dans notre marmite sociale ?

A raison d’un article absurde par jour ouvrable ou presque, je pourrais moi-même douter de ma faculté à entretenir une vie sociale digne de ce nom … et pourtant.

Et pourtant j’ai passé mon weekend à me murger (avec modération … ou pas) en très bonne compagnie, m’étalant de tout mon long dans la marmite sociale. J’espère que vous en avez fait tout autant !

Avec le célibat, on réapprend à ne penser qu’à soi, et voilà qui change radicalement la vie. Sortie entre amis, occupations personnelles, plus ou moins saines, ou simplement égoïstes, dieu que c’est bon de ne vivre que pour un. Subissons les déconvenues et les problèmes de nous et nous seuls. Redécouvrons le plaisir simple de ne vivre que pour soi. Ce n’est certainement pas avec une famille à charge qu’on aura l’occasion de profiter de la vie … enfin si, mais ce sera tellement différent … donc en fait, non.

Prenons conscience de cette pause qui nous laisse le temps et nous accorde le droit d’être sainement égoïste.

Personnellement, j’attends volontiers le moment où cette vie me lassera, mais pour l’heure je jouis de chaque microseconde. Et ma seule profonde préoccupation se résume à trouver un nouveau thème à développer et rédiger quelques articles d’avance pour toi, cher lecteur avide de mes mots (si tu as d’ailleurs quelques suggestions -intelligentes ou non- de quelques thèmes que tu aimerais lire en ces pages n’hésite pas l’ami !).

Bon après le célibat engendre tout un tas de problème mentaux dus par exemple, pour certains d’entre nous, à la pression du nerf du rut sur le cerveau limbique. Les conséquences de cette pression sont diverses et variables selon les gens :

-désespérance,

-recherche vaine de l’âme  sœur, voire disneïsation de la vision du monde (=recherche -vaine- de la personne parfaite -qui n’existe pas-),

-augmentation de la probabilité de devenir con : comme par exemple en agissant connement, sans un minimum de réflexion amont, ou en disant simplement des trucs cons, dès lors que le nerf exerce sa pression irritante sur le cerveau, face à une personne de sexe opposée elle-même célibataire, etc.

Mais il se trouve que les conséquences sont autant physiques que mentales.

… dans un corps sain

Les effets physiques de la pression du susdit nerf sur le susdit cerveau sont variables mais il y a quelques constantes :

-le regard lubrique

-la bave aux lèvres (ou autre effet surprenant) face à une personne au corps bien fait et de sexe opposé

-palpitations cardiaques ou autres tremblements en cas de contact visuel ou tactile avec cette personne

… et j’en passe

Une solution salvatrice efficace commence par le préalable n°3 (cf :  Préalable 3 : Sortez ! ) associé au principe n°4 (cf : Les Grands Interdits ). Voila qui peut s’avérer très efficace mais très couteux et dommageable à notre pauvre corps. Alcool, sexe et autres drogues sociales doivent, en effet, se consommer avec un minimum de raison.

Alors, malgré le temps incalculable passé devant nos impersonnels Personal Computeurs (ou tout autre écran dont nous sommes salement dépendants), le cul qui se tale, et s’étale à vu d’œil, notre dégénérescence physique qui favoriseront toutes sortes de maladie d’après les médias, il faut se rendre à l’évidence qu’un isolement no-life ou une désocialisation modérés peuvent s’avérer salvateurs s’ils sont sciemment choisi.

On ne va tout de même pas sortir tous les soirs ? Ça coute cher, c’est mauvais pour la ligne, pour la santé, pour l’environnement, pour l’équilibre mondial et la reforestation. Aussi sachons raison garder et entretenons un équilibre sain dans un corps sain.

… on aura tout le temps d’être gras et laids quand on sera en couple …

2 commentaires pour “Mens sana in corpore sano

  1. vanessa

    Alors là, s’il y a bien un article qui m’a mis face à ma « désespérante » vie de célibataire, c’est bien celui ci !!

    Je me suis gardée jusque là d’intervenir sur tes post (que je dévore chaque jour, soit dit en passant), mais là, je ne pouvais faire autrement !

    Que de vérités dévoilées ici, que de ressemblances avec mon existence … presque troublant d’ailleurs ! Nul doute que nous soyons des centaines, des milliers voire même des millions à vivre la même chose et là …. je souffle de découvrir que ma condition sociale et amoureuse, qui semble si triste et pittoyable aux yeux de mes amis, famille et animal domestique (si je suis sûre que mon chat me juge),n’a rien d’une exception ! Je ne suis pas seule (ouuuuf) !

    Joli miroir d’une situation plus que confortable quand on la vit (oui oui je revendique haut et fort mon célibat, mon égoïsme ou tout autre manière de qualifier ma liberté absolue) et plus que critiquée par ceux qui soupoudrent chaque phrase de leur vie par un « NOUS » qui me donne envie de vomir.

    Merci à toi cher auteur de mettre le doigt sur ces détails de notre quotidien, nous les parias de la norme sociale, les pestiférés des soirées-couples et autres lépreux de la relation amoureuse traditionnelle!

    Merci de laisser une place digne de ce nom, non pas aux célibataires déprimés qui accusent le coup de leur incapacité à faire comme tout le monde, mais bien aux « célibattantes » modernes,
    responsables et libres qui prennent à bras le corps le gouvernail de leur sexualité débridée et de leur égocentrisme assumé !

    Pour tout cela (et bien plus encore) MERCI !

    Au plaisir de continuer à lire tes récits chaque jour ouvrable que Dieu fait !

    Bisous

    14 avril 2011
  2. the scientist

    Quelle plus belle récompense pour moi que de me dire que je tombe juste avec mes petits articles ?

    Figure-toi Vanessa, que je viens de terminer la rédaction d’un article sur les chats théoriquement prévu pour lundi d’ailleurs. Je vais y inclure une ou deux lignes sur le regard accusateur de la bête sur nos mornes vies, si tu veux bien -et si je prends le temps-, car je trouve l’image délectable.

    Merci encore pour ton soutien, le tien et celui de tout ceux qui lisent ces pages quotidiennement.

    14 avril 2011

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