Comment trouver le bonheur ?

trouver-le-bonheur-poneyS’il y a un sens à donner à son existence pourrie de loser, c’est bien de tenter de trouver le bonheur. Je n’écris pas ça seulement parce que ça rime, mais bien parce qu’être heureux, ami lecteur, doit être un but en soi. Sinon je ne vois franchement pas ce qu’on fout là.

J’évoque donc la quête du bonheur sur ce blog pour trois raisons simples :

-Déjà parce que c’était au programme de français quand j’étais jeune et que j’avais la fraicheur, la fougue et la grâce de l’impala

-mais aussi parce que le mot « quête » répété deux fois rapidement me fait marrer

-enfin, bien des célibataires pensent qu’ils seront plus heureux en couple. Ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’à l’anus … Trouver le bonheur ne passe pas par les autres, ami lecteur, tout se joue en toi. Et c’est en étant heureux, positif et accompli que tu attires des gens semblables à toi qui viendront gonfler d’avantage encore les sentiments positifs qui peuvent t’habiter au quotidien, telle une colonie de staphylocoques bienveillants. Car oui, le bonheur c’est contagieux. Laisse-moi te tousser dans la bouche avec mon article histoire que tu commences un peu à kiffer ta life.

La vie est courte

Eh oui ami lecteur, la vie est courte. Et tout ce temps entre deux articles est bien long … il s’en est passé des choses cette année sans post sur ce blog. Parmi des choses franchement bien plus fun, j’ai subi la perte d’une amie. A un moment, je l’ai cherchée et elle n’était plus là ! Nan, je déconne. Elle est morte. Nous n’étions pas si proches, mais nous l’avons été dans nos jeunes années d’insouciance. Toujours est-il qu’entre tout un tas de sentiments confus (comme les constats d’absurdité de l’existence et de non-sens de ce qui nous entoure) dont je te passerai les détails ici, j’ai amèrement réalisé que la vie est courte. Alors oui, ami lecteur, je le savais déjà, tu le sais déjà, on le sait tous … mais ce que je veux dire, c’est qu’elle peut même être plus courte encore que tu ne le crois. Alors bon, je te vois venir « YOOOLOOOOOO », et j’ai comme la subite envie d’écourter ta vie moi-même. Elle est trop courte pour s’encombrer d’un certain nombre de futilités, certes, mais bien trop longue pour éviter de s’occuper d’un certain nombre de choses essentielles. Oui, ton temps ici-bas est compté, ne le perds pas à être malheureux. Profites, aimes, vis pleinement, ne repousses pas éternellement les bonnes choses à demain, car demain est un concept éternel qui peut tout aussi bien ne jamais exister.

C’est pas pour te faire flipper hein, mais si tu meurs demain, qu’auras-tu achevé ? Que va-t-on écrire sur ta tombe ? “Ci-git John, il aimait bosser à la compta et le limbo naturiste” ? Ami lecteur, avec cet article, je veux t’aider à t’épanouir, je veux que tu sois heureux. Je veux qu’après ta lecture, tu prennes ta vie en main, que tu agisses, que tu profites ! Je veux que tu fasses cette petite chose qui te démange depuis si longtemps (et non, par “petite chose qui te démange”, je ne veux pas parler de ton entre-jambes plein de morpions attrapés au dernier concours de limbo naturiste). Bref, je veux que tu franchisses le pas (ou l’année-lumière) qui te sépare d’un bonheur qui est pourtant à deux doigts de tes pieds.

Quand ça ne va pas, c’est jamais bien grave

Trouver le bonheur est donc un but utile, s’il doit y en avoir un, à donner à notre existence minable sur ce petit caillou pourri flottant autour d’une boule de plasma débile noyée dans un amas désespérément inutile de boules semblables flottant de façon toute aussi insignifiante dans un vide froid, chaotique et obscure. Bref, nous ne sommes absolument rien. Rien n’est éternel dans ce monde (à part un épisode de Derrick), pas même l’humanité. Nos actes, nos choix, nos idées n’ont absolument aucun impact dans l’univers. Aussi quand tu te sens submergé de sentiments négatifs, de tristesse, de colère, ou de frustration, regardes les étoiles. Tu verras comme tes soucis sont vides de sens. Tu n’es rien d’autre qu’un miasme de déjection cosmique, mais ta conscience est un tout sublime qui fait exister le monde autour de toi. Fais en sorte que ton monde te plaise, que tu t’y sentes bien, fais-le beau. Le reste ne dépend pas de toi. Tu prendras peut-être conscience que tu peux t’épargner pas mal de préoccupations creuses pour te focaliser sur des choses plus essentielles, et bien plus positives. Il te faudra peut-être agir, sortir de ta zone de confort, te mettre un peu en danger. Prendre le contrôle de ta vie. Il te faudra peut-être savoir accepter que les choses sont comme elles sont. Mais avec ces concepts en tête, tu verras que tu n’as pas de raison d’avoir peur. Gardes ça en tête quand le tumulte du quotidien t’encombre. S’énerver ne sert à rien. Paniquer ne sert à rien. Se plaindre et râler est super utile par contre ! Nan, je déconne, ça sert à rien. Tu sais ce qui fonctionne bien par contre ? Agir s’il faut agir. Et dans le cas contraire accepter les choses telles qu’elles sont. Et je dis que le bonheur est irréductible.

L’échec n’existe pas

Ami lecteur, je n’ai jamais connu l’échec. Pas parce que je n’ai jamais échoué, mais parce que tous les murs que j’ai pu me prendre dans la face (et, diantre, il y en a eu de bien beaux, avec parement chiadé et crépi de toute beauté) m’ont appris quelque chose. Cesses de voir l’échec comme un message du destin te poussant à renoncer, mais plutôt comme une opportunité de rejouer la scène différemment et mieux. Et n’oublie pas qu’il y a plusieurs façons de s’y prendre. Parfois la persévérance autistique dont tu pourras faire preuve est une très bonne chose, et quelques fois, il faut savoir prendre les chemins de traverse dans une forêt glauque avec les putes à crack, les dealers et en décollant les capotes usagées de tes baskets pour ne pas glisser au premier faux pas. L’échec ne sera plus jamais un mur castrateur de rêve, mais un simple élément de ta vie menant à autre chose. A toi de faire de cet « autre chose » un « quelque chose » car maintes histoires épiques et belles commencent sous un bon gros tas d’emmerdes. Ce mur est un point d’ancrage, le starting block pour un top départ. 3 … 2 … 1 …

Trouver le bonheur c’est simple

Si tu es occasionnellement sportif, ami lecteur gras du bide et mou du cul, tu sais que quelque fois, les débuts, ou la reprise sont difficiles. Ça te demande des efforts terribles, t’es épuisé pour des jours et tu te paies des courbatures qui te donnent la démarche d’un gamin qui a déféqué dans son futal. Et bien, voir le bon côté des choses, c’est pareil. Si tu es un gros rageux de nature, plein de frustrations et de haine, tu vas galérer, mais peu à peu, force d’entrainement, ce sera facile et naturel. Comment voir les choses en mieux et s’éviter un ulcère, te demandes-tu les yeux injectés de sang et la mâchoire encore crispée par l’annulation de la redif de « Tellement Vrai » au profit d’un documentaire sur les pingouins ? C’est assez simple. Tu dois déjà savoir que les pingouins sont des animaux charmants qui méritent d’être connus. Par ailleurs il te faudra :

t’affranchir d’une volonté de contrôle des choses. Je l’évoquais plus haut : tu dois prendre conscience qu’il y a des choses sur lesquelles tu ne peux pas agir. Mais garde en tête le plus important : tu peux agir sur toi et sur la façon dont tu les perçois. Regarder la vie du bon côté. C’est pas moi qui le dit, c’est Brian.*s’éloigne en sifflant*

t’affranchir du regard des autres. Tu ne plairas jamais à tout le monde, jamais ! Alors à quoi bon t’en préoccuper ? Les gens importants et bénéfiques à ta vie t’aiment déjà pour ce que tu es (moche).

arrêter de juger et condamner les autres gratuitement, ils ont leur motivation propre et toujours des raisons de faire ce qu’ils font. L’histoire qu’ils se racontent a toujours un sens pour eux, même si elle ne semble pas toujours claire pour toi. (Faute de les juger gratuitement, fais-les payer)

arrêter d’envier les autres, c’est pas parce qu’ils se la racontent avec des photos, des statuts et des events de ouf sur Facebook, ou qu’il mettent des photos de rêve sur Instagram qu’ils n’ont pas une vie de merde comme tout le monde. Occupe-toi de ton assiette et ne laisse pas le plaisir à ces malheureux show off en manque d’affection de lorgner leur vie comme ils crèvent d’envie que tu le fasses. Tu vaux mieux que ça.

t’affranchir de ce que tu crois qu’on attend de toi. Les gens pour qui tu importes (les autres on s’en fout, ce ne sont que des NPC) ne t’aimeront pas moins si tu les surprends. Et ne t’inquiètes pas, même si tu ne les écoutes pas,  si le chemin que tu suis te rend plus heureux et si elles t’aiment vraiment, tu ne les décevras pas. Elles seront heureuses pour toi.

savoir te détacher. Des choses, des gens, de ce qui est inutile, voire néfaste. De ce et ceux qui te tirent vers le bas. Tu vaux mieux qu’eux.

savoir t’entourer de personnes qui t’élèvent, te font grandir, t’apportent du bon et sur lesquelles tu peux compter. Ce sont des gens bon.

te rendre compte que personne ne regrette sur son lit de mort de ne pas avoir passé plus de temps au travail … il te faudra peut-être revoir tes priorités. Passer plus de temps au bar peut être une idée.

prendre conscience des bonnes choses autour de toi. Une méthode bien connue est de prendre conscience tous les soirs d’au moins une bonne chose arrivée dans les 24h précédentes. Tous les moyens sont bons pour te centrer sur le positif de ta vie, prendre conscience des bons moments. Au final y en a toujours plus que tu ne l’aurais cru. Ta vie est cool en fait !

ne pas te brider dans un présent insupportable dans l’espoir d’un futur hypothétiquement meilleur. Encore une fois, il se peut que demain n’existe pas ou, pire encore, que demain, il soit déjà trop tard. T’y as pensé ??

te faire confiance et avoir confiance en l’avenir. C’est pas une question de foi, juste une question d’amour propre.

faire le bien autour de toi. Le positif entraine le positif, le bien apporte le bien. Je ne te demande pas d’aller laver les pieds des lépreux (quoi que si ça t’arrivait, n’oublie pas l’épuisette pour rattraper les gros morceaux dans l’eau), mais juste d’être une bonne personne. D’être fière de qui tu es. Ça t’aidera pour le point suivant.

prendre conscience que tu es quelqu’un de bien. Continues à faire de toi quelqu’un de bien chaque jour. Tu es la seule personne avec laquelle tu as et tu vas passer l’intégralité de ta vie. Sois fière de la personne que tu es. Aime-toi. Tu mérites de trouver le bonheur, tu mérites d’être heureux.

Au final, tu dois faire des choses qui t’importent et te font du bien : pars en weekend sur un coup de tête ; danses ; déménages à l’étranger ; vas te faire un bon petit resto ; quitte ton job merdique ; cherche à toujours opter pour un « mieux » pas pour un « moins pire » ; achètes cette veste que tu lorgnes depuis trop longtemps ; parles à des inconnus ; laisse-toi le temps d’être triste ; donne-toi la chance de te planter ; joues ; écris ; composes ; crées ; apprends ; montes ta boîte ; intéresses-toi ; passionnes-toi ; découvres ; rêves ; agis ; quittes ton horrible moitié ; sors avec tes amis ; embrasse ; couches ; baise ; fais l’amour ; rend visite à ta grand-mère (sans lien avec les points précédents) ; fais des cadeaux aux autres, et surtout à moi toi, ne t’oublies pas ; fais la fête ; dis-lui que tu l’aimes ; ris, et d’abord de toi ; manges trop gras, trop salé, trop sucré, … j’en sais rien, mais écoutes-toi et vis, tout simplement ! Au fond de toi, tu sais ce qu’il te faut. Prend le temps d’en prendre conscience. Et pour les grandes décisions qui peuvent t’effrayer, souviens-toi, il n’y a jamais de conséquences désastreuses, il n’y a que des nouveaux possibles qui s’ouvrent. Agis, sois acteur, choisis ! Tu es le seul à pouvoir te bâtir la vie dont tu rêves, il n’est jamais trop tard pour poser les premières briques.

Ami lecteur, je te laisse méditer sur ces petits conseils de vie qui sont en grande partie les principes qui m’animent et qui font de moi l’être exceptionnel et génial que tu lis en ce moment. Je ne dis pas que cet article est une vérité absolue à appliquer pour achever ta quête du bonheur et être finalement heureux (certains disent que le voyage importe plus que la destination) … Je dis juste que ça marche pour moi, que ma vie me plait et que quand mon quotidien est à chier (car ça m’arrive comme à tout le monde, ui ui), j’ai des tas de ressources pour l’oublier, et donc m’en sortir et j’ai des tas de projets pour la rendre meilleure. Je pense que ça peut marcher sur d’autres. A toi d’éprouver la chose et, face à l’adversité, d’apprendre à tracer ton propre petit chemin entre les bosquets sombres, les seringues et les capotes usagées.

N’hésite pas à partager cet article à tes amis dans le besoin, à partager ton avis, tes moyens pour trouver le bonheur ou tes recettes de cuisine au beurre. Et surtout sois heureux ou tente de l’être, le reste n’a aucun sens.

6 commentaires pour “Comment trouver le bonheur ?

  1. Guillaume Goui

    Quelle belle façon de passer le message, faire rire pour émouvoir, bravo.
    En lien avec tout ce qu’il y a écrit sauf sur une chose qui n’est pas forcément un détail…
    Être heureux n’est pas un but, c’est la conséquence de nos actes.
    La raison de « le voyage importe plus que la destination », la destination nous la connaissons tous, c’est la mort et nous y allons tous, sauf toi peut-être qui vivra une éternité dans nos mémoires… Bon j’en fais trop.
    Le voyage est la façon dont nous voulons y arriver, nos actes nous y aident, le bonheur en est la conséquence.
    Bravo pour l’article !

    26 novembre 2015
  2. the scientist

    Salut ami lecteur,
    La destination ça peut être n’importe quel achèvement de vie. L’ultime, certes c’est la mort, tout à fait ! Mais avant cela, il peut s’agir de n’importe quel but qu’on se donne et idéalement, qu’on atteint.
    Quoi qu’il en soit, merci pour ton commentaire tout à fait enrichissant et pour tes éloges tout à fait appréciées !

    26 novembre 2015
  3. claudebacano

    Très bon article que j’ai bien aimé et je voudrais apporter un point de vue supplémentaire. Ne sommes-nous pas réactifs en voulant trouver le bonheur hors de nous, donc chez les autres ? Nous entrons dans nos relations en espérant obtenir du bonheur des autres, ce besoin essentiel afin d’être heureux, d’être satisfait. N’est-ce pas cela qui se passe ?

    Lorsque la profonde habitude s’installe de compter sur les autres pour être heureux, alors la peur de perdre ce besoin essentiel se manifeste en nous. Et si le bonheur était nous, et que nous cherchions par habitude, hors de nous, le bonheur, ne serions-nous pas en train de tourner en rond sans s’approcher du bonheur ? Qu’en pensez-vous ?

    2 octobre 2015
  4. the scientist

    Je trouve ça beau comme du « the scientist »

    19 octobre 2015
  5. DarkGally

    Dans la vie rien ne vaut l’action. Et une bonne ileostomie !

    15 septembre 2015
  6. the scientist

    Les mots sont parfois plus forts que l’action et que la poche à caca

    15 septembre 2015