Ce blog a un an : l’heure du bilan

vieux design blogAmi lecteur, vois-tu, cela fait un an que j’alimente plus ou moins régulièrement ce blog au design optimisé 5 couleurs qui requière, en vérité, bien moins de bits que tu as dû en croiser dans ta vie. Regarde un peu ce site (cf image), cet échec graphique, cette insulte à l’esthétisme naturel auquel l’Homme a toujours aspiré. Bon sang. Quand je repense à il y a un an, à la naissance de ce blog, je me revois choisissant au hasard la présentation la plus laide possible parmi celles proposées par over-blog … et le choix fût difficile. Ce rose fluo et ce gris se sont finalement présentés comme une évidence. Comment mieux irriter l’œil ? Comment mieux insulter ce vers quoi nous cherchons tous, chaque jour, à tendre : la Beauté.

Ce site, c’est un peu comme un coup de pied dans les couilles du web design.

Ami lecteur du premier jour, tu te reconnaitras, et je te dois tout.

Tu as notamment fait de moi un esclave consentant de ce blog et si dans le langage commun, cela signifierait pour beaucoup que « j’ai 12 ans et que je parle de ma passion des chevaux » / « j’ai 14 ans et j’écris des poésies sombres et morbides aux  rimes indéterminées » / «  j’ai plus de 18 ans et je commente la mode et le maquillage » (tous ces blogues que je respecte néanmoins ! Si si, je t’assure !), nous avons pu prouver ensemble (et nous ne sommes pas les seuls) qu’un blog ça n’est pas que ça.

Ami lecteur, ta fidélité fût comme un soutient silencieux, un encouragement muet, une fée bienveillante penchée sur mon PC. Mais ce fût aussi elle qui criait à mes oreilles ta soif de nouveauté, qui me hurlait tel le Sergent Hartmann mes devoirs sans reprendre souffle. Je répondais « chef oui chef », les doigts en sang sur mon clavier, frénétique, en sueur, rédigeant compulsivement quelques articles de qualité variable.

Mais qu’est-ce-que j’aimais ça.

Moi, tirant d’une macération cérébrale aléatoire quelques lettres juxtaposées en mots, juxtaposés en phrases, juxtaposées en aberrations plus ou moins flagrantes, je t’alimentais de la mélasse douteuse des renâcles de mon cerveau. Tu dégustais mes conseils sages et avisés sur des toasts de second degré pour apprécier pleinement ce mets grossièrement subtil. J’ai considéré ça comme une forme d’intelligence.

Et malgré le statut public de ce blog, mes mots brandis à la face du monde, comme l’enfant brandit son pot rempli pour la première fois d’un bel étron fumant, ces mots donc, ne me rendront jamais célèbre. Enfin, satisfait que le succès ne frappa jamais à ma porte, je pu pleinement m’adresser à toi, mon lecteur d’élite, sans détours, sans tabous, sans contraintes, ni censure. Sans avoir à justifier mon vocabulaire, le sens de mes phrases, mes erreurs de style, ou mon orthographe parfois déplorable (si tu es un as de l’orthographe et de la grammaire, si tu te sens l’aspiration d’un relecteur bénévole, tout dévoué et salement exploité, envoi-moi un e-mail). Tu m’as suivi dans les méandres de ma plume virtuelle et de ses taches, toi qui es à même d’apprécier son ensemble indissociable.

Pour être libres, restons cachés.

Donc, c’est un merci. A toi, ami lecteur, pour ta fidélité depuis un an, ton humour, tes pauses café/clope/caca, tes séances d’oisiveté au bureau, dans les transports, sur ton canapé, dans ton lit (tripotage compris), ton bouche-à-oreille, et, bien sûr, l’inspiration que tu me donnes parfois. Toi qui suis assidument ces aventures sans lendemain, ces histoires brèves, ces conseils inutiles. Toi que j’ai croisé au hasard sur google, toi qui ne manques pas un seul article, ou même toi qui fuit à la vue de ce site tellement laid, ou toi que je ne fais pas rire.

Et pour les amis lecteurs qui nous rejoindraient en cours de route, voici la liste des articles les plus plébiscités via le bouton « j’aime » à ce jour (oui, le critère est discutable mais faute de mieux, on fait avec ce qu’on a !). Je ne sais pas si ce sont les « meilleurs », mais c’est à toi d’en juger après tout !

Caser son ami(e)

Be my wingman

Le rendez-vous galant

Grand Quiz de l’été : Quelle est la nature de votre relation ?

Tu crois que je lui plais ?

Eh merde … je crois que je lui plais …

Il était plusieurs fois …

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